Mon peuple meurt faute de connaissance…Osée 4, 6a

Vie de l'Eglise
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Un petit troupeau de Constantine, désireux de savoir et assoiffé d’être ensemble a vibré en groupe autour d’une Bible, de deux femmes, d’une méthode et d’un thème : « Les FEMMES dans la Bible ». Cela s’est passé en deux semaines entre le 15 octobre et le 03 novembre 2018.

Session biblique dans le diocèse de Constantine

A Constantine, on meurt peut-être faute d’avoir un évêque, mais pas faute de connaissance. Une session biblique, enrichissante a été vécue dans la joie. Les participants ont dit leur bonheur de trouver ensemble l’hospitalité dans la Parole de Dieu d’où la richesse de leurs échanges. Ils ont découvert jusqu’où Dieu peut aller dans sa confiance en chacune de ses créatures sans pour autant empiéter sur sa liberté, qui est aussi don de sa grâce. On pourrait résumer ces moments de culture biblique avec le témoignage de ces deux « locataires » de la Bible : 

« En Algérie…dans le Constantinois…sur les routes de Galilée… deux par deux, de maison en maison, comme au temps des premiers disciples, l’accueil a toujours été si chaleureux que nous n’avons pas eu à essuyer la poussière de nos chaussures….Avec les communautés rencontrées, nous avons redressé la femme courbée, ressuscité la veuve de Nain et son fils, nous avons respiré le parfum dans la maison de Simon. Nous avons accompagné les femmes au tombeau et nous en sommes sorties, comme Marthe nous avons décidé d’être là où nous avons choisi d’être. Nous avons choisi de changer notre regard sur l’autre comme le demande Jésus à Simon. Nous nous sommes réjouies de tous les signes que le Seigneur nous a faits à travers les paroles échangées, les sourires et parfois les pleurs. Comme Élisabeth et Marie nous avons accueilli l’Esprit si présent dans nos partages. Oui nos cœurs étaient tout brûlants en chemin quand nous ouvrions les Écritures… ».

Nul n’est par hasard là où il vit, travaille ou étudie, car Dieu y est avant chacun de nous et nous y attend pour une mission de confiance et d’amour comme les Femmes au tombeau au matin de Pâques ! Voilà qui rend plus positifs les regards, le langage. Vivement que la prochaine session ne tarde pas. Mais en attendant, demeurons toujours dans la Bible, et pas en dehors.

Rosalie SANON, SAB