Le Pape Léon XIV en Algérie : une visite historique

Le Pape Léon XIV sur le sol d’Algérie

Le 13 avril 2026, le Pape Léon XIV a foulé le sol d’Algérie faisant de lui le premier Pape à le faire. Cette visite à la fois apostolique et diplomatique l’a conduit le 14 avril à Annaba, terre historique de saint Augustin. De l’aéroport jusqu’ la fin de la messe, tout semblait céleste dira un participant. Il y a visité les ruines d’Hippone etc.

Nous l’avons vu et entendu !

Nous avons vu le Pape Léon XIV en Algérie, d’abord à Alger et ensuite à Annaba du 13 au 15 avril 2026. C’est sous une fine pluie qui rappelle l’aspersion pascale au rythme du chant : « J’ai vu l’eau vive jaillissant du cœur du Christ Alléluia… » De l’aéroport, il s’est rendu dans le paysage mémorable d’Hippone qui laisse les traces emblématiques de saint Augustin.

Il a été dans la maison des Petites Sœurs des pauvres synonyme de la maison des personnes âgées. Ces personnes vulnérables ont chanté pour lui avec leurs sœurs avec des interventions de bienvenues et de reconnaissance. Ils ont reçu à pleine main et de tout cœur, le message et la bénédiction du pape Léon XIV.

Il a fait vivre l’Eucharistie a une foule rare et précieuse dans la basilique saint Augustin. L’arrivée du pape à Annaba fut un moment suspendu, presqu’irréel d’après les propos d’un algérien qui supervisait des installations. C’était une effervescence rare : les visages illuminés, regards fiers, cœurs battants à l’unisson. « Qui l’aurait cru ? » « S’exclame un admirateur du christianisme, sans pouvoir dire plus, la voix nouée par l’émotion. « Ce n’était pas seulement une visite, mais une rencontre promise et attendu, chargée de sens et de symboles » déclare tout fier un technicien en place depuis la veille. Un autre, aussi affairé, renchéri : « Eoh ! c’est l’Algérie, nous sommes capables ! Notre honneur est en jeu, nous avons les moyens, notre générosité est historique, nous allons faire les choses avec art, nous allons tout filmer et ouvrir gratuitement à toutes les chaînes du monde, nous sommes riches, on ne profitera pas de ce grand honneur pour chercher l’argent. L’honneur, c’est sacré. »

Les impressions concordent, c’est la joie ! la ferveur religieuse s’exprimai avec intensité dans une atmosphère de communion profonde. Les chants, les silences semblaient traduire la gratitude et les attentes collectives. « J’admire votre religion, tout y est joyeuse et paisible, pour nous c’est l’Aïd car c’est la fête, c’est une joie indescriptible aujourd’hui. » cette affirmation est un algérien qui dansait à la fin de la messe avec la chorale.

Le pape Léon XIV a confirmé que non seulement il veut des ponts, il s’est un pont qui a rassemblé une belle assemblée de multiples sensibilité religieuse. Ceux qui trouvaient Annaba loin, y était grâce à ce pont qu’il fut. Annaba est devenu le temps d’une messe, une vitrine sainte, d’un pays qui porte cette résonnance intime : Celle d’un Pape qui se reconnaît en saint Augustin. Un pape providentiel. Le pape dans son homélie a invité l’assemblée à reconnaitre d’abord la conversion de saint Augustin en plus de sa sagesse

Mais au-delà de la foi c’est toute une nation qui se levait et se révélait dans sa dignité et sa fierté. Fierté de d’accueillir, de rassembler et d’être reconnu capable et ouvert au dialogue avec les chrétiens. Entre liesse populaire, recueillement et fierté nationale, l’arrivée du pape Léon XIV, à Alger et à Annaba, restera gravée comme un moment d’unité dont il faut prendre soin à jamais. Car c’est le spirituel et le spirituel et la fraternité se sont rencontrées dans une même lumière grâce au pont Léon XIV

 

Rosalie SANON, SAB

Église Catholique d'Algérie