Pax & Concordia : société

Femme et politique

Société
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Briser le « plafond de verre »

L’expression «plafond de verre» découle du constat qu’il existe un plafond invisible auquel se heurtent les femmes dans l’avancée de leur carrière ou dans l’accession à de hautes responsabilités, et qui les empêche de progresser aussi vite et autant que les hommes. S’il apparaît que les femmes ont désormais obtenu l’accès à certains aspects formels de l’égalité tel l’éducation ou le droit de vote, leur accession à l’égalité est loin d’être achevée et leur quotidien demeure parsemé d’embûches surtout lorsque la société s’en mêle et s’érige en gendarme de valeurs morales et parfois religieuses.

Certaines d’entre elles nous confient et nous racontent leur chemin vers l’égalité mais aussi vers la différence.

Dalila Ziani


Bencheikh Samia : Professeur de Français à la retraite et élue locale

« Activer doublement pour pourvoir s’affirmer ».

«J’ai été contactée en 2011 par le Président de l’APC d’Aïn Taya et j’ai accepté d’être candidate aux élections communales. Mon adhésion au parti s’est faite après avoir pris le temps d’analyser la situation et j’ai eu l’agréable surprise de découvrir et de rencontrer des personnalités intéressantes avec qui il y avait une possibilité de travailler en synergie sans me défaire de mes convictions.

Sur le terrain, en tant que responsable des affaires culturelles et sportives, je m’estime satisfaite de mon bilan d’autant que j’en suis à mon deuxième mandat. On a participé à des manifestations culturelles de grande envergure comme le FELIV et le FIBDA, on a créé des évènements locaux en direction des jeunes lycéens, collégiens et écoliers; on a procédé aussi à l’ouverture d’une bibliothèque où l’on organise des ateliers de lecture, d’écriture; des projections de films et des conférences s’y déroulent, ainsi que des sorties pédagogiques.

Toutefois, il reste beaucoup à faire en direction de la population. 

Le chemin vers l’égalité est encore long mais les femmes jouent un rôle clé dans la vitalité des communes. Concilier leur vie de famille et leurs activités n’est pas toujours aisée. Par ailleurs pour me faire respecter, je suis passée par énormément d’embuches mais j’ai finalement compris qu’une femme élue doit se faire accepter dans notre société par le travail. Le système de quota imposé reste une aubaine et une étape vers la parité pour nous les femmes parce qu’il leur a permis une plus large représentation au niveau des assemblées élues. Même si le quota n’a jamais été accepté par les hommes, il demeure un mal nécessaire tant que les objectifs en matière d’égalité de chances et de traitement ne seront pas atteints. En attendant la clé de la réussite passe par le travail: la femme doit activer doublement pour pouvoir s’affirmer...»

Bencheikh Samia

Hayat /237


 

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