Commission de la fraternité humaine Coexistence d’idées…

Dialogue islamo-chrétien
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La prière humaine.
Dans les 10 derniers jours du Ramadhan.
Pr : Youcef Méchéria
L’expert dans les groupes religieux
Source : El Hiwar

J’ai été interpellé récemment, par une invitation officielle de la commission la fraternité humaine à l’Émirat frère d’Abu-Dhabi adressées, aux représentants et références religieuses et confessionnels du monde, de la part du Pape François de l’Eglise Catholique et du grand mufti d’Al-Azhar l’Imam docteur Ahmed El Tayeb, et d’autres chefs religieux, pour faire des prières et des supplications à Dieu au même temps : pour que Dieu délivre tous ses serviteurs de cette épreuve et pandémie, et ça sera le jeudi 14 mai, correspondant à l’entrée dans les 10 derniers jours du mois bénis de Ramadhan. Et avec cette invitation, c’est comme si on faisait mémoire d’une tradition abrahamique oubliée, qui existait à l’époque de Prophète à Médine qui réunissait tout les croyants, les Gens de Livre, Juifs, Chrétiens, Musulmans, dans la mosquée du Prophète, que la paix soit sur lui.

Cette initiative religieuse révèle la naissance d’une nouvelle ère d’après-corona qui a rendu le monde un village unique qui vit dans une même ambiance, symbolisée par le confinement et dont la prudence et la peur de cette étrange créature inconnue sont les seuls maîtres.

A cause de corona les mosquées et les lieux saints sont fermé, telle la mosquée ‘Al Aqsa’… c’est la même pandémie qui a fermé les églises et les synagogues et d’autres lieux de cultes de toutes les différentes religions et confessions.

Peut-être cette prière abrahamique unifiée ou humaine, comme on aime la nommer à Abu-Dhabi, sera une prière virtuelle, à distance, étant donné que les fidèles ne peuvent se réunissent dans un même lieu pour éviter la contamination de Covid-19 ce qui a obligé a communiquer et ouvrir un vrai dialogue loin des protocoles qui ne rassasient pas de faim ni de soif et qui restent prisonniers des recommandations qu’on a déverser pour elles à coût de milliards de dollars.

L’impératif de la coexistence d’idées précède la coexistence physique des corps, car c’est la même nécessité qui a fait que tout les membres d’une même famille vivent sous un seul toit à soumis à ce confinement et là où (cette coexistence des idées a été présente) le niveau de violence familiale n’a pas tardé à connaître une régression.

Cette norme universelle et l’impératif de l’imposante réalité (du vivre ensemble) a été décrété par toutes les lois divines, et c’est ainsi qu’elle est citée clairement dans le Coran : « Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d'être en désaccord entre eux » (Sourate 11, verset 118). C’est pourquoi l’impératif (du respect) de la différence et la diversité des idées poussent tout le monde vers la coexistence.

Sur ce modèle religieux tolérant ont vécu les pieux ancêtres dans une référence spirituelle et intellectuelle harmonieuses en Andalousie et ailleurs, ce qui a garanti la sécurité intellectuelle qui rejette l'exclusion, l'extrémisme et l'idéologisation de la religion liée d'une époque particulière.