Ecole de l’Unité

Dialogue islamo-chrétien
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Quand deux ou trois sont réunis en mon nom…

 C’était déjà la troisième édition de l’Ecole de l’Unité à Constantine, mais c’est toujours un moment extraordinaire !

Un week-end en langue arabe, plus agréable pour les enfants du pays, où c’est le tour des autres de faire effort pour comprendre et pour s’exprimer.

Un week-end animé par une équipe composée de chrétiens et de musulmans ensemble, pour chercher ensemble comment du cœur de notre humanité et de nos traditions religieuses surgit un même appel à être facteurs de communion, d’unité, de paix.

Un week-end où on n’hésite pas à inviter largement nos amis, car ce n’est pas d’abord de théologie, mais de vie concrète qu’il s’agit.

Un week-end où, pour permettre aux participants d’en profiter pleinement, quelques étudiantes et les sœurs se sont coupées en quatre pour assurer l’intendance et l’accueil.

Un week-end pour s’interroger à partir de cette Parole : « Si deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Quelle est mon expérience de l’amour de Dieu ? Comment est-ce que je le sens présent et à l’œuvre dans ma vie concrète ?

 Extraordinaire, comment les amis Focolari nous permettent de goûter une communion étonnante entre eux et entre nous malgré nos différences de nationalités, de religions, de tempéraments ! Au travers de leur témoignage, de leurs chants, ou de leurs reportages sur les Mariapolis de Loppiano, Fontem ou Dar Es-Salam à Tlemcen.

Et pourtant, en même temps, nous sentons le poids de nos peurs, de nos préjugés, notre tentation de dire : « Eux, ils sont… comme-ci ou comme ça ». A cause des souffrances de l’histoire de nos peuples ou des souffrances vécues personnellement, il reste difficile d’oser la confiance, de croire toujours que l’autre a la même aspiration que moi à vivre la communion, à être reconnu, … et la même difficulté que moi à ne pas juger, mettre tout le monde dans le même sac. Croire que nous n’avons pas l’exclusivité de la vérité, de l’amour, de la sincérité… et que nous ne sommes pas indemnes de contradictions, d’incohérences.

Il faut mourir à soi-même, accepter de s’effacer, essayer de comprendre ce qui est dans le cœur de l’autre, et ce n’est pas facile.

Alors merci amis Focolari de votre stimulation, pardonnez-nous si vous avez pu sentir qu’on a encore beaucoup de chemin à faire, et surtout revenez pour faire encore quelques pas ensemble !

 Michel Guillaud