Le P. Neuhaus : sur Jérusalem, l'Eglise doit avoir une "parole de vérité"

Eglise Universelle
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Les protestations se poursuivent au Moyen-Orient contre la décision unilatérale des Etats-Unis de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, et d’y transférer l’ambassade américaine, à moyen terme. C’était une promesse de campagne de Donald Trump ; il a donc choisi de la concrétiser, malgré les objurgations de presque toute la communauté internationale.

C’est dans ce contexte particulièrement grave et tendu que le Pape François a renouvelé ce dimanche un appel pressant à la «sagesse et à la prudence de tous». Le Saint-Père insiste en outre sur la nécessité de respecter le statut international de Jérusalem ; un appel déjà lancé lors de l’audience générale du mercredi 6 décembre, et qui fait écho à celui des chefs des Eglises et communautés chrétiennes locales. La question sensible du statut de Jérusalem est en effet capitale : y porter atteinte, c’est encourir le risque de conséquences irréparables pour la Ville trois fois sainte, et au-delà, pour la région toute entière.

Le père David Neuhaus est professeur à l’Université de Bethléem, ancien vicaire patriarcal pour les catholiques de langue hébraïque et ancien coordinateur de la pastorale pour les migrants. Il revient sur l’état d’esprit qui prévaut aujourd’hui en Terre Sainte, sur les interrogations que soulève la décision américaine, et sur le rôle qui incombe à l’Eglise locale dans un tel contexte :